Façadier 13Ravalement · 13 et alentoursDevis gratuit

Plan local d'urbanisme intercommunal approuvé le 19 décembre 2019, en vigueur depuis le 28 janvier 2020

Ravalement dans le périmètre du PLUi Marseille Provence : quelle autorisation, et où la déposer

Refaire une façade sur ce territoire suppose d'avoir répondu à trois questions dans le bon ordre : quel document est opposable à votre immeuble, dans quelle version, et devant quel service votre dossier sera instruit. Le PLUi Marseille Provence complique un peu la première et beaucoup la deuxième, parce qu'il a déjà été modifié quatre fois depuis son entrée en vigueur.

Le document opposable, et depuis quelle date

C'est par une délibération du 19 décembre 2019 que le Conseil de la Métropole a arrêté le plan local d'urbanisme intercommunal du territoire Marseille Provence. Le document est entré en vigueur le 28 janvier 2020. Depuis cette date, il s'est substitué aux plans locaux d'urbanisme communaux du périmètre : le règlement que votre voisin a consulté en mairie il y a dix ans n'est plus la référence, même s'il circule encore en version imprimée.

Dix-huit communes sont couvertes : Allauch, Carnoux-en-Provence, Carry-le-Rouet, Cassis, Ceyreste, Châteauneuf-les-Martigues, Ensuès-la-Redonne, Gémenos, Gignac-la-Nerthe, La Ciotat, Le Rove, Marignane, Marseille, Plan-de-Cuques, Roquefort-la-Bédoule, Saint-Victoret, Sausset-les-Pins et Septèmes-les-Vallons. Que votre immeuble se trouve à Marseille, à La Ciotat ou au Rove, c'est le même document qui commande — mais pas les mêmes zones, ni les mêmes prescriptions.

Il faut à ce stade lever une confusion institutionnelle fréquente. Le PLUi est un document métropolitain, élaboré et modifié par le Conseil de la Métropole. L'autorisation d'urbanisme, elle, reste délivrée à l'échelle communale, et c'est en mairie que le dossier se dépose. Le territoire Marseille Provence est un périmètre de planification et d'organisation des services : il ne délivre pas d'autorisation et ne prend pas de décision sur votre dossier.

Enfin, ce document ne dit pas si vous devez ravaler. Il dit comment vous devez le faire et selon quelle formalité. L'obligation d'entretenir une façade relève d'un autre corps de règles, et le fait qu'un PLUi s'applique ne crée aucune périodicité de travaux.

Métropole Aix-Marseille-Provence : « Le Conseil de la Métropole a voté par délibération le 19 décembre 2019 l'approbation du Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) » du territoire Marseille Provence, et « le PLUi est entré en vigueur le 28 janvier 2020 ». Le document est consultable dans les mairies des dix-huit communes et à la Direction de l'Urbanisme, immeuble CMCI 2, rue Henri Barbusse, 13001 Marseille.

Source : https://ampmetropole.fr/missions/amenagement-du-territoire-et-urbanisme/planification-et-urbanisme/marseille-provence/

Quatre modifications en cinq ans : vérifier la version avant de recopier un règlement

C'est la particularité de ce territoire, et elle a des conséquences très concrètes. Le PLUi Marseille Provence est le plus ancien document intercommunal du département, et c'est aussi le seul à avoir déjà connu quatre modifications. La quatrième, précédée d'une enquête publique tenue entre le 12 mars et le 11 avril 2025, a été approuvée au Conseil de Métropole du 6 octobre 2025. Une cinquième modification a été engagée au Conseil de Métropole du 30 juin 2025 et suit son cours.

Une prescription d'aspect extérieur écrite en 2019 n'est donc pas nécessairement celle qui vous sera opposée aujourd'hui, ni celle qui le sera dans un an. Les extraits de règlement archivés sur les forums, dans les comptes rendus d'assemblée générale ou dans un dossier de travaux vieux de trois ans doivent être traités comme des documents périmés jusqu'à preuve du contraire.

La conduite à tenir est simple et coûte peu. Avant de faire chiffrer quoi que ce soit, ouvrez le règlement mis en ligne le jour même, et relevez la date de la dernière procédure approuvée, telle que le portail métropolitain l'affiche. Reportez cette date sur votre dossier. Si l'instruction de votre déclaration devait s'étaler, cette trace vous permet de savoir sur quelle base votre projet a été conçu, et d'expliquer un écart le cas échéant.

Deuxième réflexe, plus protecteur encore lorsqu'une procédure de modification est en cours : demander un certificat d'urbanisme d'information. Il fournit les règles applicables à votre terrain et garantit leur stabilité pendant dix-huit mois. Sur un territoire dont le document bouge tous les deux ans, ce document change la nature du risque.

Métropole Aix-Marseille-Provence : « Modification n°4 du PLUi : l'enquête publique s'est déroulée du 12 mars 2025 au 11 avril 2025 et a été approuvée au Conseil de Métropole du 6 octobre 2025. » « La modification n°5 du document a été engagée au Conseil de Métropole du 30 juin 2025. »

Source : https://ampmetropole.fr/missions/amenagement-du-territoire-et-urbanisme/planification-et-urbanisme/marseille-provence/

Localiser votre parcelle, sa zone, et l'article qui la commande

Un plan local d'urbanisme ne se lit pas comme un texte continu : on y entre par la parcelle. La séquence à suivre tient en quatre étapes, et elle est la même pour un immeuble de centre-ville que pour une maison de lotissement.

  • Identifier la parcelle : sa référence cadastrale, obtenue depuis l'adresse. C'est l'entrée de toutes les recherches suivantes.
  • Lire le plan de zonage pour connaître la zone dans laquelle elle se situe, et repérer les éventuelles trames, périmètres et prescriptions graphiques qui la recouvrent — un zonage peut être surchargé de plusieurs couches indépendantes.
  • Ouvrir le règlement écrit à la partie correspondant à cette zone, et non aux dispositions générales seules. Les prescriptions relatives à l'aspect extérieur des constructions figurent dans le chapitre propre à chaque zone : deux quartiers voisins peuvent relever de rédactions différentes.
  • Vérifier les annexes, en particulier les servitudes d'utilité publique, qui s'ajoutent au règlement sans y figurer.

Deux points de méthode évitent des erreurs coûteuses. D'abord, ne vous arrêtez pas au premier article trouvé : les dispositions générales, les prescriptions graphiques et les annexes se cumulent, et c'est le cumul qui est opposable. Ensuite, faites l'exercice avant de faire établir un devis, pas après. Un projet dessiné puis confronté au règlement se refait ; un projet conçu à partir du règlement s'instruit.

Si la lecture reste incertaine — c'est fréquent lorsqu'une parcelle est à cheval sur deux zones ou couverte par un repérage —, une question écrite au service urbanisme de la commune, adresse et référence cadastrale à l'appui, produit une réponse traçable. Vous en aurez besoin.

À relever et à conserver avant de faire chiffrer les travaux : la référence cadastrale de la parcelle ; la zone du plan de zonage et les trames ou périmètres qui la recouvrent ; l'intitulé et le numéro de l'article du règlement traitant de l'aspect extérieur dans cette zone ; la présence éventuelle d'un repérage patrimonial ; la date de la dernière procédure de modification approuvée ; la liste des servitudes annexées.

Source : https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/

Le repérage patrimonial : la formalité que l'on découvre trop tard

Voici le mécanisme qui surprend le plus de propriétaires, parce qu'il ne relève ni des monuments historiques ni des secteurs protégés, mais du plan local d'urbanisme lui-même.

L'article L151-19 du code de l'urbanisme autorise un plan local d'urbanisme à identifier et localiser des immeubles, des quartiers, des îlots, des espaces publics, des monuments ou des secteurs à protéger pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural, et à définir les prescriptions de nature à assurer leur conservation ou leur mise en valeur. Un immeuble ordinaire, sans aucune protection nationale, peut donc être repéré à ce titre par le document intercommunal.

La conséquence est procédurale, et c'est elle qui compte pour un chantier de façade. Lorsqu'un élément a été identifié sur ce fondement, les travaux qui le concernent et qui ne sont pas soumis à permis de construire doivent être précédés d'une déclaration préalable, et sa démolition est subordonnée à un permis de démolir. Autrement dit, un repérage suffit à faire revenir une formalité dont vous vous croyiez dispensé, et à ajouter des prescriptions de mise en œuvre au dossier.

Ce repérage se lit sur les documents graphiques du PLUi et, le plus souvent, dans une annexe ou un cahier dédié qui décrit chaque élément repéré. C'est la première chose à vérifier sur un immeuble ancien, une maison de village ou un bâtiment identifiable dans un tissu homogène — et c'est aussi ce qui explique que deux immeubles de la même rue ne relèvent pas toujours du même régime.

Article L151-19 du code de l'urbanisme : « Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation, leur conservation ou leur restauration. »

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033034409

Où déposer le dossier, et qui l'instruit

Le document est métropolitain, la décision est communale. Votre dossier se dépose donc auprès de la commune où se situe l'immeuble, et c'est son service des autorisations d'urbanisme qui l'instruit, au regard du règlement intercommunal et des servitudes annexées.

À Marseille, la répartition des services mérite d'être connue à l'avance, car trois adresses différentes interviennent sur un même chantier. Le service des autorisations d'urbanisme, 40 rue Fauchier, reçoit la demande d'autorisation, la Ville indiquant qu'une déclaration préalable est impérative pour des travaux de ravalement et qu'un permis de construire est parfois exigé. Le Pôle Espace Public, service Gestion des emplacements, 37 boulevard Périer, délivre le titre d'occupation de la voie publique nécessaire dès qu'un moyen d'exécution est installé sur l'espace public. La Division Ravalements de Façades, avenue du Prado, instruit le dispositif municipal d'injonctions et la subvention qui s'y rattache. Trois dossiers, trois services, trois calendriers.

Dans les autres communes du périmètre, l'organisation est plus ramassée mais la logique identique : un service urbanisme pour l'autorisation, un service voirie ou domaine public pour l'occupation de la rue. Vérifiez également le mode de dépôt admis — la saisine par voie électronique est proposée par la plupart des communes — et demandez un récépissé daté, qui fait courir le délai d'instruction.

Un ordre de démarches fait gagner des semaines : lire le règlement, puis déposer la demande d'autorisation, puis seulement demander l'occupation du domaine public, dont la date de début doit correspondre au calendrier réel du chantier. L'inverse produit des titres qui expirent avant l'ouverture du chantier.

Ville de Marseille : « Une déclaration préalable (DP) doit impérativement être déposée pour tous travaux de ravalement » ; « dans certains cas, un permis de construire est obligatoire ». Dépôt auprès du service des autorisations d'urbanisme, 40 rue Fauchier. « Avant l'installation de tout type de moyen d'exécution sur l'espace public, il est impératif de demander un permis de stationnement », auprès du Pôle Espace Public, 37 boulevard Périer.

Source : https://www.marseille.fr/logement-urbanisme/amelioration-de-lhabitat/ravalement-de-facades

Ce que le PLUi ne règle pas

Trois régimes s'ajoutent au document intercommunal sans être contenus dedans, et leur oubli est la cause la plus fréquente de chantier bloqué en cours de route.

Les espaces protégés. Lorsqu'un immeuble se trouve dans le périmètre des abords d'un monument historique, dans un site patrimonial remarquable ou dans un site classé ou inscrit, l'architecte des Bâtiments de France doit rendre son avis, l'instruction s'allonge et des prescriptions peuvent être formulées. Ce régime est indépendant du PLUi et se cumule avec lui.

Le domaine public. Aucun plan local d'urbanisme ne délivre le droit d'occuper la rue. Une autorisation d'occupation de la voie publique est un titre distinct, délivré par un autre service, avec ses propres pièces, sa durée et sa redevance.

L'obligation d'entretien. L'injonction adressée par une autorité municipale, et la procédure qui la suit, ne tiennent pas au PLUi : elles trouvent leur fondement dans un autre code, celui de la construction et de l'habitation. Un immeuble peut être parfaitement conforme au règlement d'urbanisme et faire malgré tout l'objet d'une injonction d'entretien.

Retenir ces trois cloisonnements évite l'erreur de raisonnement la plus commune : croire qu'une autorisation d'urbanisme obtenue règle l'ensemble du sujet. Elle règle la conformité du projet aux règles d'aspect. Elle ne dit rien de la voirie, rien du patrimoine protégé, rien de l'obligation d'entretien.

Questions fréquentes

Le PLUi Marseille Provence oblige-t-il à ravaler ?

Non. Un plan local d'urbanisme définit les règles applicables à un projet, notamment en matière d'aspect extérieur, et le régime de formalité correspondant. Il ne crée aucune périodicité d'entretien : l'obligation d'entretenir une façade et la procédure d'injonction relèvent du code de la construction et de l'habitation, pas du document d'urbanisme.

Quelle version du règlement sera opposée à mon dossier ?

Celle en vigueur au moment où votre dossier est examiné, ce qui n'est pas nécessairement celle que vous avez téléchargée. Le document a été modifié quatre fois depuis 2020, la dernière modification ayant été approuvée au Conseil de Métropole du 6 octobre 2025, et une cinquième procédure a été engagée le 30 juin 2025. Un certificat d'urbanisme d'information fige les règles applicables à votre terrain pendant dix-huit mois.

Mon immeuble est repéré au titre du patrimoine par le PLUi : qu'est-ce que cela change ?

Les travaux qui le concernent et qui ne relèvent pas d'un permis de construire doivent être précédés d'une déclaration préalable, et sa démolition suppose un permis de démolir. Des prescriptions de conservation ou de mise en valeur peuvent en outre être définies par le règlement, sur le fondement de l'article L151-19 du code de l'urbanisme.

Où déposer ma demande : à la Métropole ou à la mairie ?

À la mairie de la commune où se trouve l'immeuble. Le PLUi est un document métropolitain, mais l'autorisation d'urbanisme est instruite et délivrée à l'échelle communale. À Marseille, le service des autorisations d'urbanisme se situe 40 rue Fauchier.

L'autorisation d'urbanisme suffit-elle pour installer un échafaudage sur le trottoir ?

Non. L'occupation de l'espace public suppose un titre distinct, délivré par un autre service — à Marseille, le Pôle Espace Public, 37 boulevard Périer. Les deux demandes sont indépendantes et n'ont ni les mêmes pièces ni les mêmes délais.

Votre devis de ravalement

Décrivez votre situation — injonction reçue, vote en AG, fissure, mise en location. Une entreprise du secteur vous rappelle. Nous couvrons les Bouches-du-Rhône, les communes limitrophes et les agglomérations d'Avignon, Nîmes, Toulon et Carpentras. Devis gratuit et sans engagement.

Un ravalement à engager ?

Faites chiffrer votre ravalement par une entreprise de votre secteur

Obtenir mon devis gratuit